Cette photographie montre plusieurs touristes défilant devant une grande murale peinte sur une façade de bois en forme de trapèze. Une succession d’animaux stylisés est peinte en diagonale. Un serpent est placé au-dessus d’un loup, d’un épaulard et d’un oiseau aux ailes déployées agrippant sa proie.

George Clutesi

(Port Alberni, Colombie-Britannique, 1905 – Victoria 1988)

 

Sans titre

1967

Acrylique sur bois de cèdre

Murale conçue pour le pavillon des Indiens du Canada à l’Exposition universelle de Montréal en 1967

Œuvre détruite

© Succession George Clutesi. Photo : Bibliothèque et Archives Canada, numéro d’acquisition PA-173167, item 2296-1, 1970-019 NPC


Le pavillon des Indiens du Canada de l’Exposition universelle de 1967 à Montréal a donné à des artistes autochtones comme George Clutesi l’occasion de réaliser des œuvres pour orner l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. La murale conçue par Clutesi représente des animaux inspirés de la mythologie des Tseshaht et disposés dans une forte diagonale. La déconstruction et la simplification des formes de même que les aplats de couleur noirs, blancs et rouges rappellent les compositions traditionnelles de Charles Edenshaw, mais aussi une certaine modernité picturale axée sur la schématisation des formes et des couleurs.


Encouragé par Emily Carr, George Clutesi, membre de la Première Nation des Tseshaht, peint principalement pendant les années 1940 et 1950. En 1967, il est invité à créer une œuvre pour le pavillon des Indiens édifié sur le site d’Expo 67. En tant qu’aîné, il encourage ses confrères artistes à saisir cette occasion de s’adresser à un public venu du monde entier, malgré les changements demandés par le comité organisateur du pavillon, composé en partie de représentants du gouvernement canadien. Clutesi avait vu juste : le pavillon des Indiens du Canada est aujourd’hui perçu comme le point de départ de l’activisme autochtone qui prendra de l’expansion dans les années subséquentes.

Œuvre détruite

Peu après son arrivée remarquée sur la scène torontoise en 1962, Norval Morrisseau présente une murale pour le pavillon des Indiens du Canada à l’Exposition universelle de Montréal en 1967. Celui qui sera décrit plus tard comme le Picasso du Nord s’inspire des légendes anishinaabées et de l’art moderne européen. À l’époque, les dessins préparatoires de sa murale, qui montrent une femme allaitant un ourson, choquent les organisateurs. Ceux-ci demandent à l’artiste de modifier son œuvre. Morrisseau se retire alors du projet et en confie l’exécution à son assistant, Carl Ray. C’est ce dernier qui achève la murale en y apportant les modifications exigées.

Norval Morrisseau
(près de Sand Point, Ontario, 1931 – Toronto 2007)
Carl Ray
(Sandy Lake, Ontario, 1943 – Sioux Lookout, Ontario, 1978 ou 1979)


Mother Earth and Her Children

[La Terre-Mère et ses enfants]

1967

Acrylique sur bois de cèdre

Environ 610 x 910 cm

Murale conçue pour le pavillon des Indiens du Canada à l’Exposition universelle de Montréal en 1967

Œuvre détruite

© Succession Norval Morrisseau. Photo : avec l’aimable autorisation de Kinsman Robinson Galleries