Ce tableau non-figuratif représente des aplats de couleurs noires, brunes et blanches. Les masses sombres occupent la partie inférieure de l’œuvre alors qu’une petite tache de couleur noire se trouve dans la partie supérieure.

Paul-Émile Borduas

(Mont-Saint-Hilaire, Québec, 1905 – Paris 1960)

 

L’étoile noire

1957

Huile sur toile

162,5 x 129,5 cm

Don de M. et Mme Gérard Lortie

Musée des beaux-arts de Montréal, 1960.1238

Photo : MBAM, Denis Farley 


Œuvre phare de Paul-Émile Borduas, L’étoile noire est considérée comme une synthèse du langage plastique de l’artiste à la fin des années 1950. La matière très épaisse appliquée à la spatule crée des contrastes forts entre les formes rectangulaires noires, brunes et blanches. Le titre de l’œuvre évoque une nuit étoilée que Borduas représente en négatif, où la tache noire qui s’élève dans la partie supérieure de l’œuvre suggère l’astre. L’étoile noire témoigne de la volonté chez l’artiste de simplifier les formes et de structurer la composition à une époque où la peinture connait d’importantes transformations vers la non-figuration.


Formé à la décoration d’églises par son maitre Ozias Leduc, Paul-Émile Borduas obtient en 1937 un poste de professeur à l’École du meuble de Montréal. La découverte du surréalisme l’influence dans la recherche d’une expression libre et spontanée en peinture. Considéré comme le chef de file du mouvement automatiste, il publie le manifeste Refus global en 1948 avec quinze autres cosignataires. Il est démis de ses fonctions en réaction à la controverse suscitée par cette publication. En 1953, il part à New York, puis s’installe en 1955 à Paris, où il poursuit sa démarche jusqu’à son décès en 1960.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL

1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec), H3G 1J5
514 285-2000

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