Ce tableau montre plusieurs profils de femmes nues qui discutent, assises sur des chaises. Leurs corps enchevêtrés sont formés de plusieurs facettes délimitées par de petits traits de différentes couleurs : jaune, rose, rouge, orange, bleu, vert, violet ou noir.

Alfred Pellan

(Québec 1906 – Laval, Québec, 1988)

 

Conciliabule

vers 1945

Huile sur toile

208 x 167,5 cm

Acheté en 1985

Collection du Musée national des beaux-arts du Québec, 1985.03

© Succession Alfred Pellan / SODRAC (2018)

Photo : MNBAQ, Patrick Altman


Conciliabule, d’Alfred Pellan, est un tableau cubiste qui montre simultanément plusieurs facettes de corps féminins. La multiplicité des profils donne l’impression que ces figures conversent au sein d’un petit groupe. Quatre visages aux traits schématiques, situés dans un bandeau au bas de l’image, ornent la scène. Pellan crée des effets de texture en juxtaposant de petits traits colorés qui rythment les formes. Sa recherche d’un style plus libre le pousse à déconstruire l’espace de la représentation. Avec ses œuvres à mi-chemin entre figuration et abstraction, Pellan est considéré comme l’un des premiers peintres de la modernité au Québec.


Alfred Pellan part étudier à Paris grâce à une bourse du gouvernement du Québec reçue en 1926. Sa peinture se transforme au contact des œuvres cubistes, fauves et surréalistes. Les couleurs deviennent plus vives et les images plus abstraites, bien que les sujets soient toujours reconnaissables. À son retour au Québec en 1940, Pellan enseigne à l’École des beaux-arts de Montréal, où il remet en question l’académisme de certains professeurs. Il cosigne le manifeste Prisme d’Yeux en 1948, qui prône la liberté d’expression sans contraintes idéologiques. C’est également à cette époque qu’il entreprend un travail interdisciplinaire avec la conception de décors et de costumes de théâtre.

MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC

179, Grande Allée Ouest
Québec (Québec), G1R 2H1
418 643-2150

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