Cette peinture représente un grand cargo amarré à un quai. Deux petits bateaux flottent à ses côtés. Le ciel voilé laisse passer des rayons de lumière qui transpercent les nuages et se reflètent dans les eaux vertes du port.

Adrien Hébert

(Paris 1890 – Montréal 1967)

 

Port de Montréal

1927

Huile sur toile

85,1 x 77,6 cm

Don des Clercs de Saint-Viateur

Collection du Séminaire de Joliette

Musée d’art de Joliette

© Succession Adrien Hébert. Photo : Musée d’art de Joliette


Port de Montréal, d’Adrien Hébert, témoigne de l’activité portuaire de la métropole pendant l’entre-deux-guerres. Dans un style figuratif qui adopte des lignes franches, Hébert peint trois bateaux, sans doute un cargo ainsi que deux remorqueurs, qui crachent une fumée noire. Une lumière verdâtre perce les nuages et éclaire les hangars à l’arrière-plan. Hébert représente le port de Montréal à une époque où les paysages et les scènes du terroir, alors prédominants dans l’art canadien, cèdent peu à peu la place à de nouveaux sujets plus urbains. En faisant ainsi l’éloge du progrès industriel, Hébert s’affirme comme l’un des principaux représentants de la modernité au Québec.


Adrien Hébert, fils du sculpteur Louis-Philippe Hébert, entreprend des études à Montréal avant de fréquenter l’École des beaux-arts de Paris entre 1911 et 1914. Les œuvres qu’il produit à cette époque montrent l’influence des compositions géométriques de Paul Cézanne (1839-1906). Hébert collabore comme illustrateur au Nigog, une revue culturelle au discours progressiste qui accorde à l’artiste la liberté de choisir ses sujets. Dans cet esprit, Hébert dénonce le régionalisme en art et célèbre la modernisation de la société en peignant des scènes urbaines qui mettent en valeur l’architecture industrielle et des activités liées au commerce.

MUSÉE D’ART DE JOLIETTE

145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil
Joliette (Québec), J6E 4T4
450 756-0311

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