Cette peinture montre un paysage au sol rocailleux. De grands pins verts s’élancent au centre de la composition devant un ciel bleu foncé parsemé des nuages blancs.

Alexander Y. Jackson

(Montréal 1882 – Kleinburg, Ontario, 1974)

 

Terre sauvage

1913

Huile sur toile

128,8 x 154,4 cm

Acheté en 1936

Musée des beaux-arts du Canada, 4351

© Succession A. Y. Jackson / SODRAC (2018)

Avec l’aimable autorisation de la succession de Naomi Jackson Groves

Photo : Musée des beaux-arts du Canada


Les propriétés décoratives de Terre sauvage découlent de la simplicité de la composition, de la schématisation des formes et des aplats de couleurs brillantes. Après avoir vu les croquis d’Alexander Y. Jackson à la fin de l’année 1913, un journaliste du Toronto Star, F. H. Gadsby, caractérise le modernisme des futurs membres du Groupe des Sept de « Hot Mush School » (école de la bouillie) à cause des couleurs utilisées et des empâtements de matière. Pourtant, par son sujet, sa composition et son style non académique, Terre sauvage inaugure un courant qui marquera l’art canadien dans les années à venir.


Après la réception mitigée de ses œuvres au Québec, Alexander Y. Jackson déménage à Toronto en 1913. Il s’y lie d’amitié avec les futurs membres du Groupe des Sept, dont Lawren S. Harris et Frederick H. Varley. C’est également en 1913 que les peintres Lawren S. Harris et James E. H. Macdonald (1873-1932) découvrent la peinture scandinave, dont le style influencera leur conception d’un art national. En ce sens, l’année 1913 est aussi importante que l’année de la formation officielle du Groupe des Sept, qui n’aura lieu qu’en 1920.

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