Plusieurs éléments sont étalés sur une table en bois : un dessin au fusain sur du papier jauni, des pinceaux dans un verre d’eau, des tubes de peinture, un compas et un buste. Une peinture montrant un groupe de femmes se trouve à l’arrière-plan.

Ozias Leduc

(Saint-Hilaire, Québec, 1864 – Saint-Hyacinthe, Québec, 1955)

 

La Phrénologie

1892

Huile sur panneau de bois

33,8 x 27,2 cm

Acheté en 1992

Collection Lavalin du Musée d’art contemporain de Montréal, A 92 644 P 1

Photo : Richard-Max Tremblay


La Phrénologie est une nature morte au rendu illusionniste. Bien que le titre réfère à la phrénologie, il semble que son véritable sujet soit la peinture. Par la représentation de tubes de peinture, de pinceaux, d’une œuvre peinte à l’arrière-plan, d’un livre d’anatomie et d’un buste phrénologique, l’œuvre traite de la peinture à la fois comme métier et science. À travers ce tableau aux dimensions biographique et symbolique, Leduc considère sa propre activité de peintre. Or La Phrénologie s’inscrit dans une réflexion plus large sur le sujet, aux côtés d’autres natures mortes et de scènes de genre réalisées par l’artiste.


Ozias Leduc est un peintre québécois à la production impressionnante. Entre 1890 et 1955, il réalise la décoration de plus de trente églises et chapelles du Québec, de la Nouvelle-Écosse et de l’est des États-Unis. Outre ses œuvres religieuses, Leduc exécute de nombreux tableaux à valeur spirituelle, tels que La Phrénologie. Il collabore également au Nigog (1918), revue sur les arts à caractère anticonformiste. Son travail regorge de contradictions ; le conventionnel et l’expérimental s’y mêlent de manière subtile, tantôt dans le sujet, tantôt dans la facture de l’œuvre. Ainsi, paradoxalement, le peintre est reconnu à la fois comme traditionaliste et ultramoderne.

MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL

185, rue Sainte-Catherine Ouest
Montréal (Québec), H2X 3X5
514 847-6226

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