L’œuvre représente trois canots qui glissent vers l’horizon sur l’eau d’un lac, dans une diagonale allant de l’avant-plan à gauche vers l’arrière-plan à droite. Noyées dans un paysage brumeux, les deux embarcations les plus éloignées forment des ombres indistinctes.

Frances Anne Hopkins

(Londres 1836  – Londres 1919)

 

Canoes in a Fog, Lake Superior

[Canots dans la brume, lac Supérieur]

1869

Huile sur toile

68,6 x 121,9 cm

Acheté en 1955

Glenbow Museum, 55.8.1

Photo : Glenbow Museum


Canoes in a Fog, Lake Superior [Canots dans la brume, lac Supérieur] est l’œuvre d’une artiste peintre, fait rare à l’époque. Celle-ci se représente dans le canot le plus proche, de dos, en train d’esquisser son prochain tableau. Réduite à une grande diagonale formée par les embarcations, la composition diverge de celle des grands paysages sublimes de l’époque. L’épais brouillard où s’enfoncent les canots vient accentuer le romantisme de la scène. Vers la fin du XIXe siècle, les commerçants du nouveau pays commencent à délaisser le canot pour des moyens de locomotion plus modernes et moins coûteux, comme le chemin de fer.


On a peu d’information sur la formation artistique de Frances Anne Hopkins, née Beechey, issue d’une famille de la haute bourgeoisie anglaise qui compte en son sein des artistes professionnels. Après son arrivée au Bas-Canada, en 1858, Hopkins se plaît à accompagner son mari, agent principal de la Compagnie de la Baie d’Hudson à Montréal, dans ses voyages en canot pour la traite des fourrures. Ces expéditions deviennent son sujet de prédilection. À l’image de Canoes in a Fog, Lake Superior, l’année 1869 est synonyme de transition, car Edward Martin Hopkins (1820-1893) prend alors sa retraite, ce qui amènera le couple à retourner en Angleterre l’année suivante.

GLENBOW MUSEUM

130, 9e avenue S.-E.
Calgary (Alberta), T2G 0P3
403 268-4110

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